Depuis
son ouverture il y a deux ans, ce café parisien ne cesse de désemplir.
Et pour cause. La recette est simple : un décor minimaliste, des prix
attractifs, une architecture qui détonne dans le quartier, le tout dans
une atmosphère urbaine et alternative qui peut évoquer les bars du
Mitte ou de Prenzlauer Berg à Berlin.
Une odeur de café torréfié nous caresse les narines. À peine pénétré dans le Bloc, on est saisi d’une sensation d’apaisement, procurée par le volume, la luminosité et la transparence du lieu. Niché à l’angle de la rue Brochant et de la rue Nollet dans le 17ème arrondissement de Paris, ce bar remplace un ancien bloc opératoire. Loïc, Clément et Nicolas, copains de fac, ont ouvert ce café en juin 2007. Avec l’aide de Jean-Baptiste Verguin, un ami scénographe, les trois acolytes ont aménagé la structure du lieu avec les matériaux et l’architecture préexistants.
Agréable et aéré, le Bloc se découpe en trois zones qui regorgent de coins et recoins. En guise de fenêtres, d’immenses baies vitrées donnent sur une terrasse qui épouse l’angle de la rue. Le design épuré et l’ambiance « récup » insufflent un parfum nord européen, proche du bar-loft. On pourrait se croire à Berlin, Amsterdam ou Copenhague. Dans un renfoncement, vous pouvez siroter un café en compagnie d’Alfred, le squelette mascotte, profiter du wifi en déjeunant sur la mezzanine qui surplombe la rue, ou contempler les photographies d’artistes exposées sur les grands murs blancs du sous-sol.
Car au-delà de sa dimension esthétique, la force du Bloc réside sans doute dans le fait d’avoir réussi à établir un concept authentique sans l’avoir cherché. « Nous voulions créer un lieu alternatif qui change de la vieille brasserie parisienne classique, mais sans véritable concept », explique Clément. Les murs du bar hébergent les œuvres de photographes, amateurs ou professionnels, pour une durée moyenne d’un mois. Actuellement, Isabel Pagliai présente «Heures Blues», portraits féminins et triptyques de forêts enneigées. Le Bloc a également accueilli des musiciens pour des concerts acoustiques (Nosfell, Hero Fisher) ou le collectif de DJs electro Hot Times lors de la dernière fête de la musique.
Cette démarche semble séduire la clientèle qui n’y reste pas indifférente. « J’aime beaucoup l’idée de mini galerie. Avec les très bons choix musicaux des patrons et la décoration, on a l’impression d’être dans un lieu plus culturel qu’un simple bar », raconte Célia, habituée et habitante du quartier. Parmi les réjouissances à venir, une exposition d’Honoré, dessinateur de Charlie Hebdo.
Le Bloc
21 rue Brochant 75017 Paris
01 53 11 02 37
Facebook : Le Bloc Café