Une huitième édition très réussie.
Auteur : Éloïse Bouton
Date de publication : 01/09/2009
Avec 25 000 spectateurs sous un soleil radieux, le festival Couvre Feu a affiché complet du 21 au 23 août. Univarts s'est rendu sur place et a pu apprécier la bonne ambiance, très conviviale et festive.
Au loin, on aperçoit un champ de tentes multicolores et les grandes robes des bâches. Festival Couvre Feu, nous voilà !
Sous le ciel étoilé des chapiteaux, les sons ont rebondi et les festivaliers ont slamé. L'organisation s'est démenée pour proposer une programmation diversifiée. Mission accomplie. Les festivaliers auront pu danser sur le rap n’roll de M.A.P (Ministère des affaires populaires), pogoter sur le son de la fanfare métal Born to Brass, apprécier le rock psychédélique de Yann Tiersen, fumer des cigarettes qui font rigoler sur le reggae de The Aggrolites, regarder le spectacle de marionnettes chantant du rap des Puppets Mastaz… Le public a unaniment salué les performances de Goran Bregovic, Les Fils deTeuhpu et Babylon Circus.
Les spectateurs ont pu également visiter l’exposition d’Eric Fleury et participer ou simplement assister aux animations du Cabaret de la Canarchie. Enfin, ils ont pu découvrir Matt.B et ses « Performance Live » (création d’œuvres originales en direct), perché dans le chapiteau de La case à doudou.
Couvre Feu a misé sur l’écologie et le tri sélectif avec les célèbres poubelles grises, jaunes et vertes. Enfin, ce sont surtout les vertes qui ont eu du succès auprès des festivaliers. Espérons qu’avec les nombreux « Apéro !!!» qui raisonnait dans le camping, les festivaliers auront tout de même réussi à les distinguer.
D'abord, il y a les toilettes sèches. Installées dans des cabines en tissu ou en bois, sans chasse d’eau, il faut les recouvrir avec de la sciure ou des copeaux. Sceptiques au premier abord, les festivaliers ont été conquis, « fini les odeurs de chiottes ! ». Par contre les toilettes très très publiques pour femmes du camping (pissotières pour dames installées derrière un rideau) auront eu moins de succès (avant gardiste ou rétro ?). (Pour les intéressés : Les Gandousiers et les Copeaux d’abord).
Il y a aussi les gobelets consignés : la consigne coûte un euro mais on préfère garder son verre en souvenir. En plus, il porte un dessin d’Eric Fleury (dessinateur des pochettes d’album des Ogres de Barback).
Par cette chaleur, les festivaliers auraient apprécié au moins un deuxième point d’eau potable sur le camping et des douches - pourquoi pas solaires pour rester dans le même esprit. Le camion poubelle géré par les bénévoles passe plusieurs fois par jour pour ramasser les détritus et les canettes, le tout dans la bonne humeur et une ambiance festive.
Enfin, il y a les fesses à l’air des bénévoles de la Kanabouf, les poussins, poules, extra-terrestres et autres phénomènes qui se baladent sur le site, les batailles de vase suivies des douches à la plage de Saint Brévin l’océan, la tente Quechua qui s’est envolée à vingt mètres du sol au dessus du camping, la sécurité qui veille à la bonne hydratation des premiers rangs….
Après cette huitième édition très réussie, Univarts réserve déjà sa place pour l’année prochaine. En attendant, bon repos à toute l'équipe de l'association Rue Tabaga et Couvre Feu.
Retrouvez l'interview de Vincent Mahé, programmateur du festival Couvre Feu, sur Univarts : www.univarts.com/mag/article/2829_8e-edition-du-festival-couvre-feu-.html
Mis à jour : 01/09/2009
Credits photos : Gwénaëlle Demarigny
Remerciements : Anne-Cécile Gros
Sources : Gwénaëlle Demarigny
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