Une comédienne seule sur scène... et époustouflante !
Auteur : Line PROVOST
Date de publication : 17/05/2010
A peine la lumière éteinte et le projecteur allumé, que Stéphanie Lanier donne le ton. Elle joue le rôle d'une comédienne, Stéphanie L., travaillant sur le tournage d'un film... Et quel film ! Celui de sa vie ? Peut-être. Le réalisateur mène la danse en voix off et les bruits de l'équipe technique plonge le spectateur dans une atmostphère étrangement mystérieuse. L'histoire commence bien, mais va vite tourner au cauchemar !
Stéphanie Lanier alterne deux états phsychologiques : tout d'abord, l'enthousiasme vite remplacer par la lassitude ; ensuite, la folie et l'incertitude. Quand est-elle dans le monde réel, la fiction, sa vraie vie ? Au début de la pièce, le spectateur a ses repères et suit sans problème. Mais à mesure que l'intensité monte, il ne sait plus très bien où il en est. Le moment d'avant, était-ce réellement le scénario ? Lorsque Stéphanie pleure son mari et son enfants disparus, est-ce écrit ou bien vécu ? Elle installe dans l'esprit du public un certain trouble presque palpable.
Le visage de Stéphanie Lanier est le point central de la pièce. Il véhicule une émotion qui monte cressendo durant toute l'histoire de cette pauvre femme perdue dans les méandres de sa vie et de son métier. Un coup, il exprime une certaine frustration vis-à-vis de son travail qui la rend lasse au plus haut point. Un autre coup, il montre une perplexité immense face à ces souvenirs de moments tant chéris et regrettés. Les larmes coulent le long de ses joues, les yeux sont rouges, le maquillages se défait lentement. Tout comme la transformation psychologique du personnage. La folie s'immice sournoisement en troublant les pistes, en faisant appaître des mirages. Stéphanie Lanier mène bien son jeu, mais le spectateur peut être amené à se perdre un peu trop et ne plus réussir à suivre.
Les expressions corporelles de Stéphanie Lanier sont impressionnantes et mises en valeur, soit par un effet d'ombres projetées sur un écran blanc, soit à l'aide de sa robe noir pafois légèrement transprente. Elle se mouvoit parfois en comédienne professionnelle, parfois en femme désorientée. Tantôt droite et fière, tantôt courbée vert l'avant et le regard fuyant mouillé de larmes.
Le jeu de la mémoire est une histoire mettant en scène le septième art. Il n'est pas toujours facile de séparer fiction et réalité, souvenirs et scénario, personnes personnages... Une chose est sûre, Stéphanie Lanier a su, par son talent, a boulverser son public qui en est resté bouche-bée.
Plus d'infos sur ID Production : www.idproduction.org/
Toute la programmation du Petit Hébertot : www.petithebertot.fr/
Mis à jour : 17/05/2010
Credits photos : © ID production
Remerciements : Isabelle Decroix & ID Production
Copyright : UNIVARTS © 2010 - Tous droits réservés
0 commentaire
Se connecter avec Facebook ?
Autoriser Univarts à interagir avec votre compte et bénéficier de services supplémentaires au sein de votre compte.
* Son « embuscade » est...
* Still walking
* Les justes au nord ouest