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L'art fragile

Marie Doyon, commissaire de l’exposition Intentions fragiles 

Auteur : Éloïse Bouton
Date de publication : 29/06/2011

Marie Doyon, commissaire de l'exposition "Intentions fragiles"
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A 24 heures du vernissage d’Intentions fragiles à la Galerie des Filles du Calvaire à Paris, Univarts a rencontré Marie Doyon, commissaire de l’exposition. 

galerie top galerie left galerie btm galerie right Ismaïl Bahri,
Galerie les Filles du Calvaire, Paris
Comment est née l’idée de cette exposition ? 

Je connais Ismaïl Bahri depuis longtemps et j’avais envie de travailler avec lui. Puis, lors de Jeunes Créations en octobre 2010, j’ai découvert une pièce de Julie Chaumette qui m’a interpellée. Par ailleurs, nous cherchions à organiser une exposition collective et thématique un peu décalée pour clore la saison 2011. 

Vous êtes assistante de direction de la galerie des Filles du Calvaire. Qu’implique le fait d’être commissaire sur cette exposition ? 

Le fait de signer l’exposition et d’apporter un sujet personnel en montrant des pièces que j’aime est important pour moi. Même si j’ai choisi les œuvres moi-même, j’ai travaillé en étroite collaboration avec Christine Ollier, la directrice artistique de la galerie. 

Comment avez-vous choisi les artistes présents ?

Certains des artistes sont représentés par la galerie (Ismaïl Bahri, François Daireaux, James Hyde, Jim Lee). D’autres m’ont séduite lors de visites d’expositions. J’ai découvert les œuvres de Bernhard Kahrmann sur une foire alors que son travail n’a jamais été présenté en France auparavant. 

Pourquoi "Intentions fragiles" ? 

J’avais envie de montrer des œuvres qui ne sont pas cloisonnées et qui introduisent l’idée d’atelier dans l’espace d’exposition. Certaines pièces paraissent chaotiques ou bricolées et traduisent une perception du monde un peu décalée. Même si elles jouent sur des ressorts très fins, elles ont une grande présence et se trouvent parfois à la limite de l’invisible. Dans la vidéo de Taysir Batniji, l’image est floue et on a l’impression qu’il suffirait de peu pour qu’elle disparaisse. James Hyde a réalisé une peinture avec de la graisse dans un parallélépipède monumental qui devient un objet difficilement définissable. Toutes les œuvres présentes jouent sur ce phénomène de bascule qui nous amène à ne plus très bien savoir ce que l’on regarde.

Comment avez-vous convaincu ces artistes de participer à l’exposition ? 

Certains artistes se connaissaient déjà ou se suivent de près et quand je leur ai parlé des autres œuvres que j’avais choisies, ils y ont trouvé une résonance par rapport à leur propre travail. Par ailleurs, cette exposition a été l’occasion pour certains d’entre eux de produire de nouvelles pièces ou de les modifier. Isabelle Ferreira, qui travaille habituellement sur des lignes droites et des constructions rectilignes, présente ici une pièce toute en courbes. 

Quelles difficultés logistiques avez-vous rencontré ?

Le pari de l’exposition consiste à faire cohabiter des pièces en volume et différents médiums dans un espace très unifié. Vidéo, photographie, installation, sculpture et peinture se côtoient. Tous les artistes jonglent avec différents médiums. Par exemple, Vincent Mauger présente une sculpture en bois à la forme expansive mais fait aussi du dessin et de la vidéo. 

Comment se passe l’accrochage ? 

Je découvre de nouveaux liens qui se font, comme des inscriptions cachées au dos de certaines pièces qui peuvent renvoyer à d’autres œuvres. L’accrochage représente un peu le prolongement de l’atelier de l’artiste, comme la thématique de l’exposition.  

Qu’attendez-vous de cette exposition ?

Il s’agit de l’aboutissement de plusieurs mois de réflexion confronté au regard du public. Le but est de continuer la discussion à travers l’exposition et d’en faire d’autres ! 

Que vous manque-t-il à 24 heures du vernissage ? 

Que les gens viennent nombreux au vernissage demain !

Intentions fragiles, vernissage jeudi 30 juin de 18h à 21h


Galerie Les filles du Calvaire


17 rue des Filles du Calvaire 75003 Paris


www.fillesducalvaire.com


A lire aussi : www.univarts.com/mag/article/3297_intentions-fragiles

Mis à jour : 30/06/2011

Remerciements : Marie Doyon

Copyright : UNIVARTS © 2011 - Tous droits réservés

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